La production audiovisuelle africaine, en chute libre ?
La production audiovisuelle africaine fait régulièrement l'objet d'un constat alarmant : financements limités, piratage important, et concurrence croissante des plateformes internationales de streaming. Le tableau mérite cependant d'être nuancé.
Des difficultés réelles
Le financement reste le principal obstacle pour de nombreux producteurs, qui peinent à accéder à des budgets comparables à ceux des industries occidentales ou asiatiques. Le piratage, la faiblesse des circuits de distribution locaux, et la dépendance croissante à des plateformes étrangères pour la diffusion, fragilisent les modèles économiques des producteurs locaux.
Des signaux de dynamisme
Le tableau n'est pas uniformément négatif : l'industrie nigériane, souvent citée comme référence, continue de produire un volume important de contenus, certaines plateformes africaines de streaming se développent, et de nouveaux formats (podcasts, contenus courts pour les réseaux sociaux) offrent des opportunités de production à moindre coût pour toucher de nouveaux publics.
C'est dans cet environnement contrasté qu'opère Navalior Media, avec l'ambition de structurer une offre de production et de distribution de contenus adaptée aux réalités du marché africain et de sa diaspora.