La souveraineté économique se construit aussi par l'activité privée

Quand on parle de souveraineté économique en Afrique, la conversation se porte souvent sur le financement des États : dette, aide au développement, investissements publics dans les infrastructures. Ces sujets sont réels et importants. Mais ils laissent de côté un autre levier, tout aussi déterminant : l'activité économique privée, portée par des entreprises et des groupes qui opèrent directement sur le continent et pour lui.

Ce que l'activité privée change

Un État peut financer une route, une école, un hôpital. Mais la capacité d'un territoire à produire, à commercer, à former ses talents et à retenir ses compétences dépend largement d'acteurs économiques privés : entreprises de formation, médias qui structurent le débat public et économique, sociétés de négoce qui connectent les marchés locaux aux marchés internationaux, entreprises technologiques qui équipent les organisations, promoteurs qui construisent les bâtiments et les infrastructures du quotidien.

Chacune de ces activités, indépendamment des politiques publiques, contribue à la souveraineté économique d'un territoire : elle crée de l'emploi, retient de la valeur ajoutée localement, et réduit la dépendance à des acteurs extérieurs pour des besoins qui peuvent être couverts localement.

Le rôle des groupes panafricains

C'est dans cet espace que des groupes panafricains diversifiés ont un rôle à jouer. En détenant plusieurs sociétés actives dans des secteurs complémentaires, notamment l'éducation, les médias, le négoce, la technologie et la construction, un groupe peut couvrir une partie significative des besoins économiques d'un territoire, sans dépendre d'un seul secteur ni d'un seul bailleur.

C'est l'ambition que porte Navalior Group : travailler au développement et à la souveraineté de l'Afrique et de sa diaspora à travers l'activité économique de ses cinq sociétés. Non pas en se substituant aux politiques publiques, mais en construisant, à son échelle, une capacité économique qui reste entre des mains africaines et panafricaines.

Une responsabilité qui dépasse le profit

Cette approche implique une responsabilité particulière : celle de réinvestir dans l'écosystème plutôt que d'en extraire uniquement de la valeur. Former des talents qui restent sur le continent. Donner de la visibilité à des initiatives locales plutôt qu'à des références extérieures. Faire circuler les capitaux du négoce vers des projets concrets, tels que des bâtiments et des infrastructures, qui profitent aux territoires.

La souveraineté économique n'est pas seulement une affaire d'État. Elle se construit aussi, patiemment, par l'activité de groupes économiques qui choisissent de structurer leur croissance autour du développement du continent plutôt qu'à ses dépens.