Les limites de la CEDEAO : libre échange et intégration économique
La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) s'est fixé, dès sa création, l'objectif d'un marché commun : libre circulation des personnes, des biens et des capitaux entre ses États membres. Plusieurs décennies plus tard, le bilan reste contrasté.
Des acquis réels
Le protocole de libre circulation des personnes et le passeport CEDEAO ont facilité les déplacements entre pays membres. Des mécanismes de facilitation douanière ont également été mis en place pour fluidifier les échanges commerciaux régionaux.
Des limites persistantes
Le commerce intra-régional reste néanmoins faible comparé à d'autres blocs économiques : les barrières non tarifaires, les tracasseries administratives aux frontières et le déficit d'infrastructures de transport continuent de freiner les échanges. Les instabilités politiques récentes, notamment le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger pour former l'Alliance des États du Sahel, ont par ailleurs fragilisé la cohésion politique du bloc, sans qu'on en connaisse encore pleinement les conséquences économiques à long terme.
L'intégration économique régionale reste donc un chantier en cours, qui dépend autant de la volonté politique des États que des investissements en infrastructures physiques et numériques.