L'Alliance des États du Sahel : un modèle à recopier ?

L'Alliance des États du Sahel (AES) réunit le Mali, le Burkina Faso et le Niger, trois pays dirigés par des autorités issues de coups d'État militaires, qui ont choisi de quitter la CEDEAO pour former leur propre bloc, fondé notamment sur une coopération sécuritaire renforcée.

Les arguments de ses partisans

Les défenseurs de l'AES mettent en avant une volonté de souveraineté accrue, une coopération militaire jugée plus efficace face aux groupes armés dans la région, et un rejet de ce qu'ils perçoivent comme une ingérence extérieure dans les affaires régionales.

Les critiques adressées

Les critiques soulignent la légitimité démocratique contestée des gouvernements à l'origine de l'AES, issus de prises de pouvoir non constitutionnelles, ainsi que l'isolement diplomatique et économique que ce retrait de la CEDEAO peut entraîner pour ces pays, notamment sur le plan des échanges commerciaux régionaux et de la libre circulation.

La question de savoir si l'AES constitue un modèle viable à long terme, ou une réponse conjoncturelle à une crise sécuritaire et politique spécifique, reste ouverte et fait l'objet d'analyses divergentes selon les observateurs.